Maât

Un vieil article que j'avais écris pour un forum.


Maât



Divinité attestée dés l'Ancien Empire (2700 – 2200 av. JC) dans les Textes des Pyramides décorant les tombaux royaux. Fille de Rê, le Soleil, elle prenait place derrière son père sur sa barque lorsqu'il traversait le monde souterrain.

Rê sur sa barque
Elle était aussi la compagne de Thot et la sœur mystique du pharaon. C'était le contraire de l'isfet (chaos, injustice, désordre social...). Son élément est l'air.

Thot à droite
Représentée sous l'aspect d'une femme, debout ou assise, coiffée d'une plume d'autruche fixée par un ruban; sa peau est ocre.

Elle incarnait la justice, la vérité et l'équilibre du monde crée par les dieux. En tant que responsable de l'ordre cosmique, politique et social et en tant que personnification de la justice, Maât fut considérée comme la protectrice des juges. Pour exercer leur fonction avec équité, les juges portaient autour du cou une amulette à l'image de Maât.

Dans tous les temples du pays se déroulait le rituel du culte quotidien : réveiller, laver, habiller et nourrir la statue conservée dans le sanctuaire. Agissant au nom du pharaon (seul habilité par les dieux à leur rendre le culte), le grand prêtre offrait à la statue (en même temps que les aliments et les boissons) une figurine représentant Maât. Elle se nourrissait de l'équilibre du monde. En échange de cette offrande, elle aidait le souverain à maintenir l'ordre social et politique. Le point culminant du rituel était alors atteint.

Le pharaon, représentant des dieux sur Terre, était chargé de maintenir l'ordre. En gouvernant avec justice, en construisant les temples et garnissant les autels, il remplissait sa mission.

La pesée de l'âme
C'est au Moyen Empire (2046 – 1710 av. JC) qu'apparaît l'idée de juger les morts. Mais à cette époque, seuls les défunts accusés de fautes, infractions ou méfaits subissent cette épreuve. A partir du Nouvel Empire ( 1550 – 1070 av JC) le jugement s'étend désormais à tous les morts, même le roi. La cour de justice est présidée par Osiris. Le jugement fait l'objet du chapitre 125 du Livre des Morts.


Voici un «extrait » du Livre des morts.  Le défunt à gauche est amené par Anubis. La balance avec à gauche le cœur et à droite Maât sous la forme d'une plume. Thot regarde le résultat. En haut les juges assesseurs et tout à droite Osiris. Sous la balance il y a aussi la Grande dévorante si je ne me trompe pas.

Les Égyptiens devaient mener une vie droite. Dans l'au-delà, le cœur (siège de la pensée et des sentiments) était soumis à la pesée rituelle. Maât participait à celle-ci. Le cœur était déposé sur l'un des plateaux de la balance, face à celui où siégeait Maât (sous la forme d'une plume ou d'une figurine). Si les 2 plateaux s'équilibraient, le défunt entrait dans le Royaume des morts, sinon il était dévoré par la Grande Dévorante (Ammam).
Le défunt qui avait été dûment embaumé et déposé dans un sarcophage voyait ses chances de survie fortement augmentées dans l'au-delà.
La cérémonie prenait place après l'ouverture de la Bouche (ce qui rends aux morts ses fonctions vitales dans l'au-delà) et après fermeture du caveau.

Avant de pénétrer dans la cour des 2 Justices le défunt se purifiait en récitant des formules sacrée et en exécutant des rites magiques. Il offrait aux dieux des fleurs de lotus. Assis sur un trône, Osiris préside le tribunal et attend que Thot lui communique le résultat de la pesée. Osiris était assisté de 42 juges assesseurs.
Le défunt récite la confession négative : il nie avoir commis les pêchés qu'on pourrait éventuellement lui reprocher ( « Je n'ai pas affamé. Je n'ai pas assoiffé » par exemple). Il implore son cœur de ne pas le trahir. Cette prière figure sur le scarabée du cœur parfois.
Le paradis d'Osiris est fait de champs de roseaux que le défunt est appelé à cultiver pour Osiris ; le défunt envoie alors ses oushebtis (serviteurs funéraires) le faire. Les défunts condamnés n'étaient pas toujours dévorés par Ammam. Certains hantaient les ténèbres, mais les formules contenues dans les livres funéraires les empêchaient de nuire.

Sources : 
Fabuleux trésors de l'Égypte ( Atlas)
Wikipédia
egyptos.net
egypte-antique.com
africaamat.com
histoiredumonde.net
tecfa.unige.ch
aly-abara.com
civilazation.ca

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